10 décembre 2007

Auprès de mon arbre

... on marathonne....

01_arbre_livre

J’ai pleuré mon chêne
Comme un gosse idiot
Mon ami le chêne
C’était mon jumeau
Je ne suis qu’un pauv’ garçon
Just’ un simple bûcheron
Qui a déserté l’écol’
Enfilé la camisole
Des pauvr’ tâcherons
A la sold’ d’un patron
Qu’ aime les picaillons
C’ n’est pas un tendron
Mais près de toi mon ami
Moi je partais en voyage
T’étais pas de l’académie
J’n’étais plus au bagne.

Auprès de mon arbre
Je lisais heureux
J’aurais jamais dû
M’éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je lisais heureux
J’aurais jamais dû
Le quitter des yeux

Sous ton ombre dense
Je faisais la paus’
Revivait l’enfance
Jusqu’à l’overdose
De ton écorce déchirée
Tu me sortais des livres
Et moi j’étais tout chaviré
Car toi tu me faisais vivre
De fabuleux voyag’
Au d’là d’ l’horizon
Pas besoin de bagag’
A toutes saisons
Tu m’emmenais sur l’océan
J’me prenais pour un géant
Tu m’emmenais en Amériqu’
Et mêm’ en Afrique.

Auprès de mon arbre
Je lisais heureux
J’aurais jamais dû
M’éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je lisais heureux
J’aurais jamais dû
Le quitter des yeux.

Hier soir un infâme
Qu’a foutu le feu
A brûlé mon âme
Fait pleurer mes yeux
Plus de paus’ sous mon chêne
C’est plus qu’un tas de cendres
Moi j’ai appris la haine
Car je ne peux pas comprendre
Tous ces pyroman’
Tous ces assassins
Avec leur jerrican’
Viles spadassins
Plus de beaux voyages
Il n’y a plus une seul’ page
J’n’irais plus en Amériqu’
Ni mêm’ en Afrique

Auprès de mon arbre
Je lisais heureux
J’aurais jamais dû
M’éloigner de mon arbre
Auprès de mon arbre
Je lisais heureux
J’aurais jamais dû
Le quitter des yeux.

Que Georges qui dort sous son arbre, face à la mer, me pardonne ces quelques vers...

Posté par ilescook à 14:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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