25 septembre 2005
S'il te plait...
S'il te plait...
... non, pas l'automne
non pas la pluie
qui ruisselle de mes yeux
pas ce noir dans les cieux
pas ces feuilles qui tombent
jours passés, jours enfuis,
déposés sur les tombes...
S'il te plait...
... non, pas l'hiver
qui avance à grand pas
qui m'enveloppe de froid
qui glace dans mes veines
mes désirs, mes amours
me laissant dans la peine...
S'il te plait...
donne moi des jours clairs
des matins de soleil
des aurores nouvelles
des nuits d'amour brûlant
la force de parcourir
le monde pour aller jusquà toi
d'avancer pas à pas
sans jamais m'arrêter.
Fais refleurir la rose,
fermer mon parapluie
renaître mon sourire
oublier les orages
...
Il m'en faut si peu
pour me croire encore
au printemps...
23 septembre 2005
A tire d'ailes...
A tire d'ailes les grands oiseaux
ont entamé leurs voyages.
Au fond de leurs gènes
la route est tracée
en d'étranges hiéroglyphes
qu'ils savent déchiffrer.
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A peine posés, ils reprennent la route
déchirant le ciel de leurs ailes
sombres et aiguisées.
Le soleil couchant
peint les traces sanglantes
de leurs vols dans les nuages.
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L'alouette des champs
regarde le ciel et voit la trace.
Elle se demande où ils courent
ces oiseaux fugueurs, inconstants ?
Elle a choisi de nicher là.
Ne pas perdre ses plumes,
dans cette quête impossible.
Tout simplement monter
dans le ciel, petite plume légère
en chantant la vie, appelant l'amour.
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Les migrateurs ne sont pas
qu'au ciel d'automne... Regardez..
Les hommes, ces drôles d'oiseaux,
poursuivent leurs chimères
sans jamais s'arrêter.
Ils ne savent profiter
de l'instant présent,
à peine prennent-ils le temps
de savourer un baiser..
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Méfiez vous de leurs plumages
et de leurs ramages chamarrés..
... jolies p'tites alouettes !!
ou vous perdrez encore des plumes...
18 septembre 2005
Effeuillage nocturne
Remords un peu.
Solitude beaucoup.
Souffrance à la folie.
Lassitude infiniment.
Espoir pas du tout.
C'etait l'effeuillage
non érotique
d'une marguerite,
un samedi soir
... merdique.
06 septembre 2005
une mouche amoureuse
Les mouches, moustiques et autres coléoptères volants, - vous aimez vous ?
Généralement, cela ne me traumatise pas... sauf sur les aliments. Et pourtant...
Cet été, au mois d'aout, en Gironde, là où l'océan et les lacs sont si proches... seule la forêt de pins fait la frontière entre l'eau salée tumultueuse et l'eau tranquille et douce.
Lors d'une balade dans cette magnifique forêt de pins... j'ai ramené une mouche amoureuse.
Ah ! Vous ne connaissez pas ?? Je ne connaissais pas non plus !
Ce sont des petites mouches grises, un peu comme des taons mais en plus petit. Quand elles viennent sur toi, et qu'elles tombent amoureuses... t'es mort !
Ma fille m'avait raconté cette histoire de mouche deux jours avant... et bien sûr j'avais rigolé. La chaleur, peut-être ??
Au retour de la promenade, elle me dit :
- T'as une mouche amoureuse sur toi !
- Retires moi ca !
Avec un sopalin, elle retire la "bebette". Faut dire que si on la chasse de la main, elle se repose sur toi.
Bref, je suis bien contente qu'elle l'aie attrapée. Elle la jette dehors du haut du balcon, après l'avoir soigneusement écrasée.
- ouf ! je préfère.
Déjà septembre arrive. Rentrée des classes. Ma fille rejoint demain la cohorte des aoûtiens qui remontent vers la grisaille parisienne. Je décide de rentrer ce soir, je ne suis pas très loin.
Je plie bagage, un dernier regard et un dernier bisou aux petitous avec leurs joues bronzées au couleur de caramel.
2h1/2 plus tard, je rejoins mon bercail, le coeur lourd de retrouver une maison vide... Le mieux c'est d'aller me coucher.
Une mouche s'envole. Se repose.
- Ah non !!!
Cette satanée mouche amoureuse, par quel miracle (?) m'avait suivi. Je me déshabille et mets vite mes affaires dans un coin, ... elle doit être attirée par l'odeur des pins qui s'est peut être imprégnée dans mon pull ?? Je descends tout ca directement dans la machine à laver. Elle est dans mon pull je l'ai vue. Je referme la porte d'un geste rageur.
Persuadée de l'avoir enfin semée, je me couche voluptueusement dans mon lit bien mérité ! Un bon sommeil réparateur me laissera peut-être le coeur plus léger demain matin ?
Un battement d'aile... elle est là à côté de moi sur l'oreiller.
Je n'y crois pas !! Mais elle va me coller toute la nuit, se poser sur ma figure, peut-être me piquer ??
Ni une ni deux. Comme on dit : aux grands maux (??), les grands remèdes ! Appliquer la méthode hard et dure. Celle qui ne laisse aucun combattant sur le ring.
Je suis allée chercher ma bombe spéciale "fulgurante" insectes qui font bzzzz bzzz et non celle des insectes qui font scrtch scrtch...
Telle une guerrière courageuse, je vide littéralement la bombe sur mon lit !
Elle git sans vie ma petite mouche amoureuse...
Moi, j'ai du attendre une heure, toutes fenêtres ouvertes, avant d'aller me coucher... tellement c'était irrespirable dans ma chambre.
Bon, je sais ce que vous allez me dire....
- Et si c'était le prince charmant cette petite mouche amoureuse...
- Il n'avait qu'à ce déguiser en grenouille - na !!
Ceux qui connaitraient le nom de ce coléoptère... s'ils me le donnent, je leur envoie un colis avec un pot de miel de pin... enfin on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre !
25 juin 2005
Un blog comme une bouteille à la mer
Jeudi soir j'ai regardé, dans "envoyé spécial", le sujet Blog Globe, me sentant concerné par un monde que je ne soupçonnais pas... un nouvel outil que je n'avais jamais utilisé un mois avant...
Au delà-du mec en pyjama (qui m'a fait sourire), l'énorme utilisation de cet outil par les jeunes, voire les très jeunes, m'a laissée convaincue que, plutôt qu'un cahier intime, cette forme de confidence à l'énorme avantage d'être lu. Les mots qui sont contenus trouveront donc un écho, et sans doute des commentaires qui apporteront un éclairage nouveau. Les blogs facilitent la communication à un instant (celui de l'adolescence) où le dialogue est si important. Je ne peux que regretter que cet outil n'existait pas, du temps de ma jeunesse.
Et moi, et moi, et moi ??
Que vais-je faire de cet formidable outil ?
Comme une bouteille à la mer, mes textes naviguent sur la grande vague. Ballotés par les flots, entraînés par les courants, pris dans des tempêtes la plupart se perdront irrémédiablement. Les bouteilles se casseront, brisés par des récifs, et les papiers nourriront les petits poissons et les coquillages des bords de plage.
Et puis une, peut-être plusieurs bouteilles arriveront sur le rivage, dans la propriété de quelqu'un, quelqu'une... et seront reconnus. Même partage, même douleur, même espoir. Ou tout simplement même émotion qui fera se tendre deux mains l'une vers l'autre.
Le reportage notait aussi que ces blogs devenaient un nouveau pouvoir.
Je pense que c'est peut-être bien trop tôt pour le dire. Mais que ce serait formidable que ce contre-pouvoir existe parce qu'il serait l'expression directe et libre de nos pensées.
Je blogue, tu blogues, il blogue...
que nous puissions "bloguer" en toute liberté et que les blogs rapprochent les hommes, chaine d'entraide, de communication, d'amitié et de contre-pouvoir : le monde en a tellement besoin !






